Archives du jour : 14 novembre 2017


Charlie Chaplin
Chaplin, l’homme que George Bernard Shaw appelait « le seul véritable génie que le cinéma ait jamais produit » couchait avec des enfants. Riche et célèbre, il échappa à la prison. La première victime de Chaplin était Mildred Harris. Bien qu’on ne sache pas très bien quand leur relation a commencé, Harris a donné naissance à l’enfant de Chaplin à l’âge précoce de 16 ans. Pour éviter d’être poursuivi pour viol, Chaplin épousa Harris. Ne voulant pas être mariée à son violeur, le couple a divorcé quand Harris a finalement eu l’âge légal. C’est alors que Chaplin a placé ses vues sur une victime encore plus jeune, Lita MacMurray – elle avait six ans lorsqu’ils se sont rencontrés pour la première fois. Quand elle avait 12 ans, Chaplin disait qu’elle avait 19 ans quand il sortait la pré-adolescente dans le monde. Tout comme Harris, MacMurray a été enceinte de Chaplin à l’âge de 16 ans. Chaplin a exigé de MacMurray qu’elle avorte ; il l’a chassée du film quand elle a refusé. La famille de Grey a menacé de le dénoncer pour viol. Chaplin épousa la starlette sous la contrainte et en secret en 1924, en disant à ses amis que « le mariage était une meilleure option que la prison ». Cette décision a entraîné une vie de misère pour sa femme qui a donné naissance à deux fils au cours de trois ans de mariage avec ce malade. Bien que Chaplin ait la jeune fille sous son contrôle, des documents judiciaires révéleront plus tard qu’elle était essentiellement une enfant esclave sexuelle. Selon un rapport, une copie originale des documents du divorce de 1927 est apparue en avril 2015. Dans les documents, elle décrit son traitement « révoltant » et « inhumain« . Les documents révèlent qu’elle a été forcée de commettre des actes sexuels illégaux en Californie dans les années 1920. Chaplin a exigé qu’elle participe à une partie à trois avec une autre femme. Une fois, il lui aurait crié : « Tous les gens mariés font ce genre de choses. Tu es ma femme et tu dois faire ce que je veux que tu fasses. » Au moment du divorce, des détails ont été divulgués à la presse de ses « désirs sexuels pervers », ce qui a laissé Chaplin au bord d’une dépression nerveuse alors que les appels à l’interdiction de ses films se multipliaient. Au lieu d’être banni, Chaplin allait être salué comme un héros. En 1972, il a même reçu un Oscar honorifique. https://mouvement-jre.com/je-ne-suis-pas-charlie-chaplin-violeur-denfants/ https://www.oddee.com/item_99387.aspx http://www.mirror.co.uk/tv/tv-news/charlie-chaplin-seduced-just-15-5448940 Partagez :0

Je ne suis pas Charlie Chaplin, violeur d’enfants


désinformation
Article écrit d’après l’oeuvre de Vladimir Volkoff « petite histoire de la désinformation ». Cet article a pour but de donner les principes généraux de la désinformation afin d’avertir le public du danger qu’elle représente pour la liberté de pensée. Par Eric Woillez | 10 NOV. 2017 | Le Blog d’Eric Woillez Qu’est ce que la désinformation? La notion de désinformation est passée dans le vocabulaire courant. Cependant, ce concept est encore mal compris voir inconnu du grand public. Malgré son importance dans les société modernes, aucun cours fouillé sur le traitement de l’information et les techniques de désinformation n’a jamais figuré dans les programmes scolaires. On peut proposer pour la désinformation la définition suivante [1]: La désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés. Il est important de distinguer la désinformation de deux pratiques voisines, l’intoxication et la publicité. L’intoxication vise un groupe restreint de décideurs, l’état-major ennemi par exemple lorsqu’il s’agit d’intoxication militaire. La publicité vise à séduire le public, elle peut être fallacieuse, mais elle va droit au but et n’emploie pas de moyens détournés. Cet article a donc pour but de donner les principes généraux de la désinformation afin d’avertir le public du danger qu’elle représente pour la liberté de pensée. Il n’a pas pour but de faire un cours complet sur la notion de désinformation. Chacun pourra, s’il le souhaite, approfondir tel ou tel aspect dans des ouvrages plus spécialisés. Nous donnerons tout d’abord brièvement le contexte historique dans lequel est née la désinformation (1). Puis nous analyserons de façon théorique comment est conçue une opération de désinformation (2) et sa mise en oeuvre concrète (3). L’analyse sera illustrée par deux exemples concrets (2-4). Enfin nous verrons comment agit la désinformation sur la population et comment s’en protéger (5). 1-Contexte historique L’idée d’utiliser la désinformation à des fins militaires est très ancienne. L’art de la guerre( V I è ou I V è siècle av. J.C.) [5] du général chinois Sun Tzu est le premier ouvrage connu à donner les principes fondamentaux de la désinformation. Le général Sun Tzu voyait dans la désinformation une technique de guerre efficace: “L’art suprême de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combattre”. Celui-ci résume sa théorie en quelques grands principes qui eurent une influence considérable et servirent de références aux stratèges futurs qui voulurent pratiquer la désinformation (voir le tableau ci dessous). Nous voyons donc que la désinformation fut dès l’origine une technique de guerre, destinée à détruire l’adversaire avec un minimum de forces. Quelques bons principes du général Sun Tzu Discréditez tout ce qu’il y a de bien dans le pays adverse. Impliquez les représentants des couches dirigeantes du pays adverse dans des entreprises illégales. Ebranlez leur réputation et livrez les le moment venu au dédain de leurs concitoyens. Répandez la discorde et les querelles entre les citoyens du pays adverse. Excitez les jeunes contre les vieux. Ridiculisez les traditions de vos adversaires. La pratique de la désinformation est restée balbutiante dans les siècles qui suivirent par manque de moyens techniques. La situation devait changer substantiellement à l’époque moderne avec l’arrivée des médias de masse, l’invention de l’imprimerie, de la TSF et l’apparition de journaux quotidiens. L’opinion publique prit aussi un rôle croissant dans la vie politique, d’où la tentation bien naturelle pour certains individus ou groupes de s’en emparer et de s’en servir à leurs propres fins. Lors de la seconde guerre mondiale, la guerre de l’information fut un élément essentiel du conflit. Elle fut pratiquée sous la forme d’opérations d’intoxication et de propagande, qui ne sont pas à proprement parler de la désinformation mais qui utilisent des techniques très similaires. Citons en particulier deux virtuoses des opérations d’intoxication, Sefton Delmer chez les Britanniques et le tristement célèbre Goebbels chez les nazis. Goebbels avait d’ailleurs coutume de se vanter de  » jouer de l’âme populaire comme on joue du piano ». On peut penser que la désinformation dans sa forme la plus moderne et la plus raffinée apparaît en URSS. Lénine a beaucoup pratiqué la propagande et la désinformation et on lui doit quelques citations remarquables de sincérité:  » Dites-leur ce qu’ils veulent entendre », ce qui est la devise même de toute espèce de désinformation, ou encore « dire la vérité est un préjugé bourgeois mesquin ». Sous Staline, la désinformation prend une ampleur mondiale. Elle est confiée à une élite de spécialistes regroupés dans le département A du KGB qu’on appelait en russe les chapeaux-cachettes. Le but clairement affiché de l’URSS était de faire triompher le communisme partout dans le monde. Le département A a donc organisé entre 1950 et 1989 plusieurs opérations de désinformation maintenant reconnues comme telles.[2] L’opération Tanzanie en 1964 qui avait pour but de monter l’opinion publique en Afrique contre les Etats-Unis, fut un succès total. En France, un agent d’influence travaillant pour le compte du KGB fut pris et condamné en 1979. Une grande opération de désinformation eut lieu qui aboutit à sa grâce en 1981. Bien qu’ayant pris du retard dans la guerre de l’information et la maîtrise de l’opinion publique, les puissances occidentales ont rapidement pris conscience de la puissance de la désinformation et ont su en faire aussi leur profit, et la désinformation n’a pas été bien longtemps le seul privilège de l’URSS. Un exemple historique sera traité plus en détail dans la section (5). Notons simplement pour conclure cette section que la désinformation a acquis de plus en plus d’efficacité grâce à l’apparition d’internet et des réseaux sociaux. Elle n’est plus du tout le privilège d’états puissants et de leur services spéciaux. Les opérations de désinformation – aussi appelés montages- sont parfois menées par des agences privées contre rétribution d’un client qui préfère rester dans l’ombre. 2-Schéma type d’une opération de désinformation Une opération de désinformation n’a pas de schéma fixe puisqu’elle doit impérativement s’adapter au contexte social et politique et aux possibilités techniques. Nous allons cependant essayer de décrire la conception d’une opération dans ses grandes lignes. Elle commence sous l’impulsion d’un client qui est le financeur et le bénéficiaire de l’opération. Ce client peut être […]

Puissance et dangers de la désinformation


Spéculation
Dans un rapport publié hier, le CCFD-Terre solidaire pointe l’absence de régulation qui prévaut sur les marchés agricoles mondiaux et engendre les crises. Entretien avec Maureen Jorand, responsable souveraineté alimentaire. CCFD-Terre solidaire   En 2007-2008 éclatait une crise de la faim mondiale induite, en grande partie, par la volatilité des prix alimentaires. Dix ans après, où en est-on ? Maureen Jorand Les prix alimentaires demeurent, depuis, constamment très élevés, tout en continuant de fluctuer de façon importante. Cette volatilité a un impact direct pour les paysans. On a ainsi assisté récemment à une crise majeure en Côte d’Ivoire : le prix du cacao avait brutalement chuté sur les marchés mondiaux. Les producteurs qui avaient vendu à l’avance leur récolte se sont retrouvés dans une situation extrêmement compliquée, ayant envisagé un prix bien plus élevé. Lorsque le prix fluctue à la hausse, le problème se pose cette fois pour les consommateurs. Dans certains pays, le budget alimentaire peut représenter jusqu’à 60 % du revenu des ménages. On comprend bien que lorsque le prix du sorgho, du blé ou du riz prend 30 % à 40 % de plus, cela nuit à leur capacité d’achat. En 2011, le G20 s’était pourtant engagé à lutter contre cette volatilité… Maureen Jorand Lorsque le G20 avait lancé son plan d’action, la société civile avait salué la démarche, tout en pointant qu’elle n’allait pas suffisamment loin. Les facteurs qui attisent la faim avaient été identifiés – la spéculation, le développement des agrocarburants, l’absence de transparence et de régulation sur les marchés agricoles… –, mais les moyens d’agir n’avaient, pas été actés. C’est aujourd’hui un fait démontré. La hausse des prix survenue en 2011-2012 sur les produits agricoles et alimentaires l’illustre bien. La FAO et la France avaient, à l’époque, appelé à déclencher ce que l’on nomme le Forum de réponse rapide. Créé dans le cadre du plan d’action du G20, celui-ci visait à pouvoir prendre des décisions politiques rapides pour freiner une éventuelle flambée des prix alimentaires. Pourtant, on ne l’a finalement pas fait intervenir… de crainte d’alerter les spéculateurs, de raviver la tension sur les marchés et avec elle la flambée des prix. De fait, ce forum n’était pas une mauvaise idée en soit, mais elle était incomplète, dans la mesure où elle n’était adossée à aucun mécanisme de régulation. Quels pourraient être ces mécanismes ? Maureen Jorand On met le doigt sur un sujet épineux, à savoir quelle place doit occuper l’agriculture dans le commerce et les marchés mondiaux ? Le fait est que ce n’est pas une denrée comme les autres. On parle là d’enjeux vitaux. Interdire la spéculation sur les denrées alimentaires serait une option raisonnable. En attendant, il faut de la régulation et de la transparence. Cela ne se fera pas sans une autorité de régulation apte à empêcher des financiers d’acheter et de revendre dans la même journée des quantités importantes de nourriture ; cela suppose aussi de reconsidérer les accords de libre-échange signés avec l’Afrique, lesquels accentuent la spéculation. Votre rapport dénonce enfin une fragmentation de la gouvernance alimentaire mondiale… Maureen Jorand Les espaces censés favoriser des discussions entre États membres des Nations unies ou de l’OMC sont aujourd’hui directement concurrencés par des clubs de pays, des initiatives privées ou des forums économiques qui mènent des discussions en petits groupes. Cette fragmentation permet la duplicité des discours et l’incohérence des politiques publique. Cela vaut aussi à l’échelle nationale. Prenons l’exemple de la France, avec les états généraux de l’alimentation. J’ai participé à l’atelier portant sur la conquête des parts de marché à l’international. Par ailleurs sera discutée, le 20 octobre, la politique de la France pour la sécurité alimentaire à l’international. Dans le premier atelier, les trois quarts des intervenants étaient des représentants de l’agro-industrie ; dans celui à venir, beaucoup seront des ONG. Dans le premier, on aura considéré les pays du Sud comme des espaces commerciaux à conquérir ; dans le second, on entend parler de sécurité alimentaire. C’est incohérent et absurde. https://www.humanite.fr/maureen-jorand-la-speculation-attise-toujours-la-faim-643847 Partagez :0

Maureen Jorand : « La spéculation attise toujours la faim »



Antonio Tajani
Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, veut instaurer une nouvelle taxe européenne. Elle permettrait de doubler le budget de l’Union Européenne. Pour élargir le budget, Tajani ne souhaite pas que les Etats membres paient plus d’argent, mais il propose d’instaurer une taxe européenne. « Nous avons besoin de 280 milliards d’euros au lieu des 140 milliards que nous recevons chaque année », a dit Tajani. Il envisage par exemple de taxer les opérations financières à la bourse. Selon le président du Parlement européen, un budget plus important est une nécessité urgente pour résoudre la crise des réfugiés et lutter contre le terrorisme. De plus, les pays membres de l’UE devraient consacrer de l’argent à la croissance économique. Des investissements «A l’avenir, les Européens devront investir dans l’énergie et dans la numérisation de l’économie », affirme Tajani. « Ce n’est qu’avec une infrastructure adaptée que nous pourrons soutenir la concurrence des États-Unis, de la Chine, de l’Inde et de la Russie ». Antonio Tajani a été nommé président du Parlement européen le 17 janvier 2017. Entre mai 2008 et juin 2014, Tajani était commissaire européen en charge du Transport dans la commission Barroso I, puis commissaire en charge de l’Industrie et de l’Entrepreneuriat dans la Commission Barroso II. Dans les 2 cas, il était également vice-président de la Commission européenne. Tajani est membre de Forza Italia, qui fait partie du groupe PPE au Parlement européen.   https://fr.express.live/2017/11/14/tajani-taxe-europeenn Partagez :0

Le président du Parlement européen envisage l’instauration d’une taxe européenne


Levothyrox : plainte contre deux ministres pour non-assistance à personne en danger Devant la multiplication des effets secondaires de la nouvelle formule du médicament, prescrit à trois millions de malades de la thyroïde, une avocate poursuit Agnès Buzyn et Bruno Le Maire. « Non-assistance à personne en danger » : c’est l’objet de la plainte déposée vendredi 10 novembre au tribunal de Grasse dans l’affaire du Levothyrox, qui vise notamment la ministre de la santé et le ministre de l’économie. Certains patients protestent, en effet, contre le changement de formule, a précisé dimanche l’avocate Anne-Catherine Colin-Chauley, à l’origine de cette action. Lire nos témoignages :   Les malades de la thyroïde s’adaptent pour éviter les effets secondaires du Levothyrox Selon la plainte, révélée par Nice-Matin, la présidente du collectif Alerte Thyroïde se fonde sur les articles du code pénal concernant « l’abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril ». « Crise sanitaire » Mme Colin-Chauley poursuit nommément Agnès Buzyn et Bruno Le Maire. La plaignante reproche à la ministre de la santé de n’avoir « pas su gérer la crise sanitaire » et au ministre de l’économie de ne pas « avoir essayé de transacter (sic) avec le laboratoire Merck ». Sa plainte cible, en outre, le laboratoire, qui produit ce médicament, et l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), selon laquelle les effets indésirables du Levothyrox ne sont pas dus à la nouvelle formule. Elle vise également, cette fois contre X, les médecins et pharmaciens « ayant refusé de prendre en considération les symptômes indésirables de leurs patients », les journalistes et les médias qu’elle accuse d’avoir « orienté les informations » et enfin les députés, sénateurs et maires qui n’auraient pas « honoré leur devoir d’intérêt général ». Enquête préliminaire Cette avocate domiciliée à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, avait été la première à déposer plainte à la fin du mois d’août contre Merck pour mise en danger de la vie d’autrui, après avoir constaté des effets indésirables dus à la nouvelle formule de ce médicament, mise sur le marché à la fin du mois de mars. Le Levothyrox est prescrit à trois millions de personnes en France pour traiter des pathologies thyroïdiennes. Lire notre chronique :   Histoire d’une glande : la thyroïde sous toutes les coutures A la fin d’octobre, Mme Colin-Chauley a déposé 100 plaintes de particuliers se joignant à son action. Elle prévoit d’en déposer 200 autres, jeudi 16 novembre, toujours pour mise en danger de la vie d’autrui. Toutes ces plaintes sont enregistrées à Grasse puis transmises au tribunal de grande instance de Marseille qui a ouvert une enquête préliminaire et centralise les demandes des patients. Devant le tollé provoqué par la multiplication des effets secondaires du nouveau Levothyrox, l’ancienne formule a fait son retour dans les pharmacies françaises le 2 octobre, mais en quantité limitée. Cependant, « cinq médicaments différents » devraient être disponibles à partir de la « mi-novembre », a promis Agnès Buzyn. http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/11/12/levothyrox-plainte-contre-deux-ministres-pour-non-assistance-a-personne-en-danger_5213774_1651302.html Partagez :0

Levothyrox : plainte contre Agnes Buzin et Bruno Lemaire pour non-assistance à personne en danger


prison
COMMUNIQUE DE PRESSE Michèle RIVASI (députée européenne, Groupe Vert / ALE) « Vaccination obligatoire : les sanctions seront plus lourdes ! » Contrairement aux affirmations de la Ministre de la santé Agnès Buzyn, l’extension de l’obligation vaccinale s’accompagne de sanctions. Et de sanctions lourdes : 2 ans de prison au lieu de 6 mois et 30 000 € d’amendes au lieu de 3 750 €. La députée européenne, normalienne et agrégée de biologie Michèle Rivasi alerte sur cette dangereuse manipulation des députés et du public. Le 18 octobre 2017, lors de leur examen du PLFSS 2018 et du vote de l’article 34 instaurant l’obligation des 11 vaccins, les députés en commission des affaires sociales ont aussi voté la suppression d’un article spécifique du Code de la Santé Publique (Article L3116-4). Ce faisant, en retirant cet article spécifique, c’est l’article général de « soustraction des parents à leur obligation légale » qui s’applique (Article 227-17 du Code Pénal), alourdissant les sanctions prévues en cas de non-respect de l’obligation vaccinale. Le risque pénal est réel. Il a même été relevé par Eric Alauzet (LREM) dans son rapport sur le PLFSS 2018, où il se désolidarise de cette volonté d’obligation. Michèle Rivasi : « Un mini-sondage préliminaire à la sortie de l’Assemblée Nationale nous a appris qu’aucun des 15 premiers députés interrogés n’ont conscience que les parents récalcitrants s’exposeront à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Ils pensent à plus de 60% qu’il n’y aura pas de sanction « comme l’a dit la ministre. » Je suis très inquiète de cette désinformation qui s’installe. La ministre de la santé par exemple, en insistant sur la possibilité d’un enfant d’attaquer ses parents pour ne pas l’avoir vacciné, ne dit pas que n’importe quelle autorité sanitaire ou administrative pourra aussi faire un signalement et mettre en œuvre le Code Pénal. Pourquoi dissimuler une information d’une telle importance ? De deux choses l’une. Soit la ministre de la Santé Agnès Buzyn ne veut pas de sanctions, elle est cohérente avec ce qu’elle dit, et dans ce cas le texte de loi intègre explicitement cette exemption en la rendant légale. Soit le texte sera voté en l’état, en maintenant cette épée de Damoclès dans le PLFSS 2018, et cela démontre que ses affirmations ne sont que de la poudre aux yeux, destinée à endormir les braves gens. Je trouve le double langage du gouvernement d’autant plus choquant et scandaleux, que je vois aussi comment, en parallèle, s’organise peu à peu la déresponsabilisation des acteurs de l’acte vaccinal. Qui est responsable en cas d’accident vaccinal ? Ce ne sont plus les fabricants. Ce ne sera plus non plus les médecins traitants ou les pédiatres dont le paiement à la performance intègre depuis fin 2016 les vaccins ROR et NEISVAC contre la méningite C. Ni les pharmaciens engagés dans l’expérimentation d’injections du vaccin anti-grippe, également rémunérés à l’acte vaccinal. Tous transfèrent à l’Etat leur responsabilité en se conformant à des campagnes de vaccination nationale et des objectifs de santé publique. L’irresponsabilité devient la nouvelle norme administrative. C’est pourquoi, en écho aux voix parlementaires qui cherchent à discuter du bien fondé de cette extension vaccinale menée au pas de charge, je demande au contraire à nos élus de prendre leurs responsabilités en votant contre cette obligation vaccinale et ses non-dits. » Contact Presse : Sébastien Barles 06 75 00 63 31 http://www.alterinfo.net/Vaccination-obligatoire-les-sanctions-seront-plus-lourdes-_a133930.html Partagez :0

Vaccination obligatoire : les sanctions seront plus lourdes !



arrete ouvriers en lutte arton
Alors qu’il filmait la lutte des salariés creusois de l’équipementier GM&S, le réalisateur Lech Kowalski a été arrêté et a passé une nuit en cellule. Accusé de « rébellion », il sera présenté au procureur de Guéret le 15 novembre. Il le raconte dans cette tribune. Lech Kowalski est réalisateur. Le 20 septembre dernier, j’ai été arrêté alors que je filmais les salariés de l’usine GM&S en lutte qui occupaient alors la préfecture de Guéret, une petite ville de la Creuse, en France, à des centaines de kilomètres de Paris, du pouvoir centralisé. J’ai été arrêté par des gendarmes, une force policière composée de personnels militaires et placée sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur. Mon arrestation n’a pas été réalisée lors de mon évacuation mais une heure plus tard, par des policiers dirigés par le directeur départemental de la sécurité publique en personne. Lech Kowalski et les ouvriers de GM&S. Au moment où on m’a fait entrer à l’arrière d’une voiture de police, j’ai vu un gendarme empêcher un cameraman d’une grande chaîne de télévision française de filmer. Je suis vite arrivé au poste de police, mais pendant le trajet, un des policiers m’a arraché ma caméra des mains. Au poste, j’ai raconté comment s’était déroulée mon arrestation et ma déposition a été officiellement enregistrée. Des agents ont pris mes affaires personnelles, m’ont posé des questions relatives à mon identité et ont fouillé mes poches et mon portefeuille. On m’a retiré les cordons de mes vêtements et j’ai aussi dû enlever mes chaussures. On a aussi prélevé mon ADN La pièce dans laquelle j’ai passé la nuit mesure 2,5 m sur 1,5 m. Un des murs, comme la porte, est en plexiglas épais. Des graffitis, des traces de crachats, de morve, de sang séché couvrent les autres murs peints en jaune insipide. Un des murs est flanqué d’un banc en bois. Des toilettes turques dans un coin — en clair : un trou dans le sol — en plein champ d’une caméra surélevée, hors d’atteinte et pourtant protégée dans une boîte en plexiglas. Un policier m’a dit que tout ce que je faisais était surveillé. Juste au-dessus des toilettes, un lavabo. Pas de papier toilette. On m’a donné une couverture rêche, du jus et un repas froid passé au four à micro-ondes. Une lampe halogène éclairait vivement la pièce en permanence. Après une nuit sans sommeil, on m’a mesuré, on m’a pris mes empreintes et on a photographié mon visage, mon corps et mon tatouage. On a aussi prélevé mon ADN. J’ai demandé pourquoi ; l’une des deux fonctionnaires de police chargées de ce prélèvement m’a répondu que c’était « obligatoire ». Suis-je un criminel ? Plein de gens dans le monde souffrent de torts et d’humiliations bien plus grandes que celles que je viens de décrire. Mais je me dois de souligner que ces actions procédurales — la prise d’empreintes, les photos, le prélèvement d’ADN — ont été pratiquées avant même que je puisse plaider ma cause en justice. J’ai aussi appris par mon avocat que ces pratiques — le prélèvement d’ADN et le fait de garder cette donnée dans un fichier national — étaient remises en question par la Cour européenne des droits de l’homme et que la France était sommée de les justifier par celle-ci. Au lieu de « foutre le bordel », ils feraient mieux de chercher du travail L’infraction qui m’est reprochée a pour nom « rébellion ». Le 15 novembre prochain, je serai traduit devant le procureur de Guéret qui me demandera de reconnaitre ma culpabilité et d’accepter une peine pour une infraction que je n’ai pas commise. Il y a quelques jours, mon avocat m’a fait part des charges déposées contre moi. J’ai été choqué par les inexactitudes décrites par les gendarmes sur ce qui s’est passé avant, pendant et après mon arrestation. J’ai appris que la peine maximale encourue pour cette infraction était une amende pouvant aller jusqu’à 35.000 euros, et deux ans de prison. J’ai aussi découvert, dans le dossier pénal, que le directeur départemental de la sécurité publique de la Creuse mettait en cause un cameraman de France 2, l’accusant d’exciter les manifestants. Lech Kowalski. Je n’ose pas penser qu’en fait c’est le regard des médias qui dérange les policiers et qu’il faut nous évincer à tout prix pour que ce genre d’opération se déroule sans trace filmée. La nuit que j’ai passée en prison a été révélatrice, en ceci qu’elle m’a donné l’occasion de réfléchir à ce que j’avais appris au cours de ces six derniers mois, pendant lesquels j’ai filmé les salariés de GM&S en lutte. Macron, le président français, a dit de ces travailleurs qu’au lieu de « foutre le bordel », ils feraient mieux de chercher du travail. Des médias de masse, qui relaient le discours du gouvernement, décrivent ces salariés comme des dinosaures opposés aux progrès, des paresseux qui ne veulent pas travailler. C’est loin d’être vrai. Certains de ces salariés travaillent là depuis 40 ans. L’âge moyen dans l’usine est de 50 ans. GM&S est comme une deuxième maison, pour eux. Aujourd’hui, ils se battent surtout pour conserver leur mode de vie qu’ils n’ont pu atteindre qu’après des années et des années de travail. Nous, citoyens, avons perdu toute illusion de vivre en démocratie Avant sa disparition, GM&S était le deuxième plus grand employeur privé dans une des zones les moins peuplées de France. GM&S fabriquait des pièces détachées pour Renault et Peugeot surtout. Ça n’a pas toujours été le cas. Avant de devenir « GM&S », l’usine — qui a maintes fois changé de propriétaire et de nom — avait une activité plus diversifiée. Comme tant d’autres, elle a été détruite par la logique financière à sens unique de ses actionnaires consécutifs. La lutte de ces salariés illustre en fait ce qui arrive aux ouvriers du monde entier, et cette histoire, leur histoire, porte bien au-delà du territoire français. En Australie, par exemple, les usines de fabrication automobile ont complètement disparu. Mais pendant la crise de 2008, qui a renfloué l’industrie automobile ? Les gouvernements, grâce aux fonds publics issus des impôts […]

Cinéaste, je suis accusé de « rébellion » parce que je filme des ouvriers en lutte


Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud
Abdel Bari Atwan – Les derniers développements en Arabie Saoudite ne sont que le prélude à une guerre imminente qui va remodeler la région et affecter le monde entier.Nous ne devrions pas laisser de petits détails tels que la démission de Hariri ou la détention de princes [saoudiens] et d’anciens ministres détourner notre attention des développements réels qui se déroulent en secret. Nous ne devrions pas non plus laisser ces petits détails nous détourner de la phase plus dangereuse qui suivra la « purge » du prince Mohammad bin Salman sur le front saoudien interne. De telles «purges» sont les préliminaires aux scénarios d’une guerre qui peut être la plus dangereuse de l’histoire de la région. Et nous n’exagérons nullement. Tout ce qui se succède actuellement fait partie d’un modèle bien étudié et soigneusement planifié. C’est le prélude à une guerre sectaire, menée sous des oripeaux de « nationalisme arabe ». Et sa principale cible est la montée en force iranienne et « chiite », l’objectif étant d’écraser ses forces au Yémen, au Liban et en Irak, avec un soutien américain, régional et israélien. L’ancienne Arabie saoudite n’est plus, et le wahhabisme est dans ses derniers sursauts, s’il n’a pas déjà été enterré dans les livres poussiéreux et les livres d’Histoire comme un moment historique passager. Le quatrième État saoudien, revêtu d’une nouvelle tenue moderne et de nouvelles alliances, émerge sous nos yeux. Et quand, lors d’un appel téléphonique avec le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, le prince héritier saoudien Mohammad bin Salman (l’homme du moment, qui veut être le fondateur de cet état) déclare que « l’approvisionnement des factions au Yémen avec des missiles représente une attaque militaire directe qui peut constituer un acte de guerre », et quand il est approuvé et soutenu par le Pentagone et l’ambassadeur américain auprès des Nations Unies Nikki Haley, cela signifie qu’une alliance prend forme dans la région sous la direction américaine. Pour comprendre le sérieux ou la gravité d’une crise ou d’une action politique ou militaire significative dans une région du monde, nous devons observer la fluctuation des prix de l’énergie (pétrole et gaz) et des marchés boursiers et financiers. C’est le thermomètre le plus important et le plus précis, du moins dans le monde capitaliste occidental. Mardi, le prix du pétrole avait atteint son plus haut niveau depuis deux ans. Les marchés boursiers du Golfe continuaient de baisser sensiblement et, mardi, ils avaient perdu environ 3% de leur valeur en Arabie Saoudite en particulier. Les ventes dépassaient les achats. Et tout cela au moment où nous sommes encore à terre et où les navires de guerre n’ont toujours pas pris le large. L’anarchie avance à marche forcée dans la région. Les Houthis ont tiré un missile extrêmement précis qui a atteint le nord de Riyad et dont les éclats sont tombés sur l’aéroport international du roi Khaled. Ils ont également déclaré qu’ils allaient frapper à nouveau profondément en Arabie saoudite et dans tous les aéroports et ports maritimes saoudiens et émiratis. Et l’expérience des trois dernières années nous a appris que les Houthis n’ont rien à perdre après trois années de guerre destructrice. La première phase que le prince Mohammad bin Salman a lancée – celle consistant à « purger » le front intérieur et à emprisonner onze princes et des dizaines de ministres et hommes d’affaires sous la bannière de la lutte contre la corruption – s’est déroulée sans heurts et sans obstacles. L’homme est maintenant en plein contrôle de quatre secteurs majeurs de l’État – l’économie, les médias, la sécurité et l’armée, ainsi que les deux principales institutions religieuses (une officielle – le Conseil des hauts dignitaires religieux – et une non-officielle – les clercs éveillés). De plus, il a jeté tous ses adversaires, et tous ceux qui s’opposaient publiquement à son règne, derrière les barreaux. Pour commencer, il les a emprisonnés dans un hôtel luxueux, mais personne ne peut prédire où cela pourrait éventuellement mener. En fait, nous croyons qu’il est très probable que ces détentions ne soient que la première étape et que ce qui nous attend soit bien pire, car nous faisons face à un « bulldozer » qui nivelle tout sur son passage. Dans quelques jours ou quelques semaines, il passera à ce que nous croyons être la deuxième phase et la plus dangereuse : celle des affrontements militaires, dont les principales caractéristiques peuvent être résumées comme suit : – D’abord, le début d’un affrontement militaire saoudien/iranien dans le contexte du siège écrasant du Yémen. L’Arabie saoudite a scellé tous les accès terrestres, aériens et maritimes yéménites sous prétexte de fermer toutes les brèches et d’empêcher les missiles iraniens de parvenir aux Houthis. – Deuxièmement, la formation d’une nouvelle coalition, semblable à celle de l’opération « Tempête du désert » formée par le général américain Schwarzkopf en 1990, qui visait à expulser les forces irakiennes du Koweït. Les candidats pour rejoindre cette coalition en plus de l’Arabie Saoudite sont : les Émirats Arabes Unis, la Jordanie, l’Égypte, le Soudan et le Maroc. (Le roi du Maroc visite actuellement Abu-Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, avec des informations selon lesquelles il aurait cherché à discuter avec l’Arabie saoudite des récentes détentions, mais le message de Riyad était clair : pas d’intervention dans ce qui est passe en Arabie saoudite, comme nous l’avons appris de sources fiables). – Troisièmement, le bombardement du Liban et la destruction de ses infrastructures sous prétexte de vouloir éradiquer le Hezbollah. Le parti libanais peut exercer des représailles en bombardant l’État d’occupation israélien avec des milliers de missiles, auquel cas la possibilité d’une intervention iranienne et syrienne pourrait être plus probable que jamais auparavant. – Quatrièmement, l’invasion du Qatar par les forces conjointes égyptiennes, émiraties et saoudiennes, renversant son régime et se heurtant aux forces turques déployées là-bas, dont le nombre s’élève maintenant à plus de 30 000 soldats dotés d’équipements lourds. Le président Erdogan a apparemment perçu ce danger, et c’est la raison pour laquelle il a envoyé dimanche son ministre de la Défense Nurettin Canikli à Doha, voyage qui […]

Les États-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite, sur le point de mettre le feu à tout le Moyen-Orient