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V-Pour-Vendetta
Vous avez entendu l’histoire du « terroriste catholique » Guido Fawkes et du parlement anglais. Vous savez ce qu’ils lui ont fait quand il a été balancé par des informateurs. Et à moins que vous n’ayez vécu dans une grotte ces dernières années, vous avez forcément entendu parler de V pour Vendetta, l’adaptation cinématographique par les frères Wachowski du héros de la bande dessinée d’Alan Moore. Même si vous n’avez pas encore regardé le film, vous avez certainement vu le personnage principal que V a laissé en héritage dans des vidéos et des photos de manifestations qui ont eu lieux dans les capitales de la planète ces dernières années : Je ne pense pas que ce soit exagéré de dire que ce film révolutionnaire ait inspiré une génération à se « réveiller ». Ce fut certainement un outil approprié ! Les Britanniques célèbrent cette journée en commémorant la mort de Fawkes et la continuité du statu quo. Ce que la plupart ne réalisent pas, c’est qu’ils célèbrent un crime commis par l’élite contre le peuple. Après la mort de la reine Elizabeth Ier en 1603, les catholiques anglais qui avaient eu une période difficile sous son règne espéraient que son successeur, Jacques Ier, serait plus tolérant envers leur religion. Hélas, il ne l’était pas, et cela a provoqué la colère d’un certain nombre de jeunes hommes qui ont décidé que la réponse était l’action violente. Un jeune homme en particulier, Robert Catesby, a suggéré à des amis proches que la chose à faire était de faire sauter les Chambres du Parlement. Ce faisant, ils tueraient le roi, peut-être même le prince de Galles, et les députés qui rendaient la vie difficile aux catholiques. Pour réaliser leur plan, les conspirateurs se sont emparés de 36 barils de poudre à canon – et les ont stockés dans une cave, juste sous la Chambre des Lords. Mais au fur et à mesure que le groupe travaillait au complot, il devenait clair que des innocents seraient blessés ou tués dans l’attaque. Certains des comploteurs ont commencé à hésiter. Un des membres du groupe a même envoyé une lettre anonyme à son ami Lord Monteagle pour l’avertir de ne pas s’approcher du Parlement le 5 novembre. La lettre d’avertissement parvient au roi, et les forces du souverain entreprennent de stopper les conspirateurs. Guy Fawkes, qui se trouvait dans la cave du Parlement avec les 36 barils de poudre à canon quand les autorités l’ont prise d’assaut dans les premières heures du 5 novembre, a été arrêté, torturé et exécuté. […] L’histoire du Gunpowder Plot (la Conspiration des poudres) est intéressante. Il est généralement admis qu’il aurait été peu probable que les conspirateurs puissent rassembler 36 barils de poudre à canon et les stocker dans une cave sous la maison des Lords sans que les forces de sécurité de l’époque ne se méfient. En outre, il existe un doute sérieux quant à l’authenticité de la lettre susmentionnée. En fait, on pense aujourd’hui qu’elle a été fabriquée par les fonctionnaires du roi. Les historiens suggèrent que la lettre n’était qu’un outil pour les officiers du Roi qui connaissaient déjà l’intrigue de la bouche même d’un des conspirateurs. Comme moyen pour les hommes du roi, la lettre était idéale. Il était facile d’expliquer comment le Roi découvrit le complot et l’arrêta juste à temps avant sa mort prématurée. En même temps, la lettre était assez vague pour donner aux fonctionnaires toute la latitude voulue pour falsifier des confessions et poursuivre leurs propres objectifs anticatholiques. En fait, nous pourrions aller plus loin et suggérer que l’intrigue était un complot, un « faux drapeau » du XVIIe siècle, si vous voulez. Alors que les Britanniques célèbrent aujourd’hui à tort l’exécution d’un homme dont le but principal était de les libérer de l’injustice, le masque qui est venu représenter cet homme par le biais du film V pour Vendetta est aujourd’hui un symbole de cette même volonté de libérer le citoyen ordinaire de la machine de mort grinçante et implacable qu’est la civilisation des temps modernes. Notre élite actuelle voudrait nous faire croire que notre époque est celle de la paix, où il ne reste que quelques avant-postes de barbares récalcitrants (Russie, Syrie, Iran, Corée du Nord et autres) refusant de nous rejoindre dans notre marche vers des œuvres de civilisation toujours plus grandes, cherchant au contraire à imposer un califat mondial violent de quelque conviction islamo-communiste ou autre, restant dans la défiance jusqu’au bout. « Pourquoi nous haïssent-ils ? » se lamentent nos Grands Leaders. Pourquoi résistent-ils à nos vues bienveillantes ? Regardez notre supériorité militaire écrasante, nos prouesses inégalées d’innovation technologique et l’extraordinaire générosité que nous offrons à ceux qui sont moins fortunés que nous. « Le peuple ne devrait pas avoir peur de son gouvernement. Le gouvernement devrait avoir peur de son peuple. » ~ V   Pendant tout ce temps, leurs partisans les plus ardents et leurs Suiveurs autoritaires nous frappent la tête avec des matraques de police, nous tripotent dans les aéroports, nous fouillent au corps pour le plaisir de nous humilier, nous tirent dessus au Taser parce qu’ils peuvent nous arnaquer grâce à des mesures d’austérité, nous envoyer mener leurs guerres, cocher des noms sur les listes pour les éliminer à l’aide des drones Predator et attaquer des pays en les bombardant depuis une hauteur de 12 km pour les « libérer ». Nous vivons dans un empire mondial qui a si bien camouflé sa véritable fonction – cultiver et exploiter la souffrance humaine au profit de son élite – que la plupart sont totalement inconscients de la source de leur souffrance : les manœuvres délibérées des psychopathes au pouvoir. Quelques milliers d’Adam Sutlers (le Grand Chancelier tout puissant) et Peter Creedys (le – vils membres du Parti en tant que psychopathes de toutes sortes – sont tout ce qu’il a fallu pour mener cette planète au bord de la perdition.   M. Creedy : Meurs ! Meurs ! Meurs ! Pourquoi tu ne meurs pas ? Pourquoi tu ne meurs pas […]

Guy Fawkes: « Le peuple ne devrait pas avoir peur de son gouvernement. Le gouvernement devrait avoir peur de son peuple. »