Sean Parker


Mark Zuckerberg
Le premier président de Facebook, Sean Parker, a été extrêmement critique du réseau social, l’accusant d’exploiter la « vulnérabilité » humaine. « Dieu seul sait ce que ça fait aux cerveaux de nos enfants, » a t-il dit. Ses commentaires font partie d’une vague grandissante de désillusion et d’inquiétude de la part des personnalités de la tech concernant les produits qu’ils ont aidé à construire.  Sean Parker, le premier président de Facebook, donne un avertissement troublant à propos du réseau social: « Dieu seul sait ce que ça fait aux cerveaux de nos enfants. » En discutant avec Axios, le dirigeant et entrepreneur a parlé ouvertement de ce qu’il perçoit comme les dangers des réseaux sociaux, et comment ils exploiteraient apparemment la « vulnérabilité » humaine. « Le processus de décision derrière la construction de ces applications, Facebook étant la première d’entre elles, … c’était surtout: ‘Comment est ce qu’on absorbe le plus possible de votre temps et de votre attention consciente? », a dit Parker qui avait rejoint Facebook en 2004 quand la startup avait moins d’un an. « Et cela veut dire que nous avons besoin de vous donner en quelque sorte une dose de dopamine une fois de temps en temps, parce que quelqu’un a aimé ou commenté un photo ou une publication ou autre chose. Et cela va vous pousser à mettre plus de contenu, et ça entraînera… plus de j’aime et de commentaires. C’est un cercle vicieux d’impressions de validation sociale… exactement le genre de choses qu’un hacker comme moi imaginerait, parce que ça exploite une vulnérabilité de la psychologie humaine. » Il ajoute: « Les inventeurs, créateurs — c’est moi, c’est Mark [Zuckerberg], c’est Kevin Systrom sur Instagram, ce sont tous ces gens — l’ont compris consciemment. Et nous l’avons fait quand même. » Facebook n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de Business Insider. Certains acteurs de la tech sont désillusonnés— et s’inquiètent Parker n’est pas la seule personnalité de la tech à être désillusionnée et inquiète par ce qu’il a aidé à créer. Tristan Harris, un ancien employé de Google, a ouvertement critiqué comment les produits des entreprises tech s’emparent des esprits des utilisateurs. « Si vous êtes une appli, comment continuez-vous à garder les gens accro? Changez-vous en une machine-à-sous, » écrit-il dans une publication Medium largement partagée en 2016. « Nous avons besoin que nos smartphones, écrans de notifications, et navigateurs web soient des exosquelettes pour nos esprits et des relations interpersonnelles qui font passer en priorité nos valeurs, pas nos impulsions. Le temps des gens a de la valeur. Et nous devrions le protéger avec autant de rigueur que la confidentialité et d’autres droits du digital. » L’iPhone: une machine-à-sous dans votre poche? Hollis Johnson Dans un article récent, le Guardian a parlé à plusieurs employés de la tech et à des personnalités de l’industrie qui ont critiqués des pratiques de la Silicon Valley. Loren Brichter, le designer qui a créé le mécanisme de « tirer-vers-le-bas-pour-actualiser » qui rappelle la manipulation d’une machine à sous, désormais répandu sur les smartphones, a dit: « J’ai passé beaucoup d’heures et de semaines et de mois à réfléchir si ce que j’avais fait avait eu un net impact positif sur la société ou sur l’humanité… Tirer pour actualiser est addictif. Twitter est addictif. Ce ne sont pas de bonnes choses. Quand je travaillais dessus, je n’étais pas assez mature pour y réfléchir. Je ne dis pas que je suis mature maintenant, mais je le suis un peu plus, et je regrette les inconvénients. » Et Roger McNamee, un investisseur de Facebook et Google, a déclaré: « Les gens qui dirigent Facebook et Google sont de bonnes personnes, dont les stratégies aux bonnes intentions ont conduit à des conséquences accidentelles horribles … Le problème est qu’il n’y a rien que les entreprises puissent faire pour répondre au dommage à moins qu’elles n’abandonnent leurs modèles de publicités actuels. » Les commentaires de Parker et des autres peuvent d’une certaine façon témoigner de la façon se dégrade l’opinion publique à propos de la Silicon Valley. Jadis glorifiés en des termes utopiques, les entreprises comme Facebook sont beaucoup critiquées à cause de la diffusion des « fake news » et de la manière dont des agents russes ont réussi a les détourner pour faire de la propagande. Version originale: Rob Price/Business Insider UK Partagez :0

L’ex-président de Facebook, Sean Parker, vide son sac sur Mark Zuckerberg et admet qu’il a aidé à construire un monstre